Un nouveau souffle

Strasbourg a tout pour elle. Malheureusement, faute d’une stratégie claire, les choix de la municipalité ont manqué de cohérence. Les Strasbourgeois ont fait les frais de cette gestion erratique, entre hausses des impôts, ralentissement économique, et querelles politiques au sein de la majorité.

Notre histoire, notre situation géographique exceptionnelle, notre éthique de travail, l’excellence de nos universités, sont autant d’atouts que je veux exploiter au maximum pour remettre Strasbourg à sa place : au coeur de l’Europe, au coeur de la France, et, surtout, au coeur de l’Alsace.

La tâche est à la hauteur des manquements de l’équipe sortante : imposante. Il faudra diversifier le tissu économique. Il faudra recréer des emplois. Il faudra une ville plus populaire, plus écologique et plus saine. Il faudra que l’université comme les petits commerçants puissent compter sur la Ville. Il faudra réinventer le lien entre centre-ville et quartiers, réinventer la ville le long de l’autoroute qui la coupe en deux…Au travail !

Une gestion responsable des finances publiques

L’équipe sortante s’est autoproclamée “bonne gestionnaire”, puis la presse a plongé son nez dans les comptes de la ville, comme Le Point (14/11/2019) :

“A Strasbourg, quasiment tous les indicateurs sont au rouge, à l’exception de l’évolution des dépenses de personnel qui se maintiennent (-5 euros par habitant depuis 2014). On observe que la ville a baissé les dépenses d’investissement de 410 euros. Il semblerait que l’exécutif en place ait décidé de financer les charges de fonctionnement qui augmentent (+268 €), notamment par une montée en charge des impôts locaux (+167 €) et une dette qui dérape (+158 €).”

Couper les investissements, augmenter la dette de 72% en 10 ans… Ce n’est pas ma philosophie. Strasbourg dispose déjà d’un budget ambitieux de 530 millions d’euros.

Nous n’avons pas besoin de plus d’argent mais d’en faire un meilleur usage. Avec mon équipe, nous nous engageons à n’augmenter aucun impôt et aucune taxe pendant toute la durée de notre mandat.

Une ville plus verte, plus intelligente

Un espace vert, ce n’est pas un espace inutilisé. C’est un espace de respiration, un espace de rencontres, qui permet de diminuer la température lors d’une canicule et d’améliorer la santé des riverains.

Pour autant, ces dix dernières années, un urbanisme dense, sans âme et sans vision s’est développé et pas seulement avenue du Rhin. Il est inadapté aux défis de notre temps, entre épisodes caniculaires et préservation des espaces verts.

La ville de demain doit privilégier la qualité, esthétique et environnementale, sur la quantité. La Neustadt démontre bien que l’on peut concilier qualité et densité. Les quartiers doivent être mixtes, proposer des logements, bureaux et commerces, services et loisirs pour une meilleure vie de quartier.

Enfin, il faut faire entrer Strasbourg de plain pied dans le XXIe siècle. Il est temps d’adopter les nouvelles technologies qui permettront de réaliser des économies considérables au niveau de la gestion publique du chauffage, de l’éclairage, de l’arrosage, de la collecte des déchets, etc. Le centre administratif est une véritable passoire thermique. Quel exemple donne la collectivité ? Cela passe aussi par un plan régional de développement du télétravail et des espaces de coworking pour limiter les déplacements.

Sécurité : une ville qui protège ses habitants

Dans certains quartiers les incivilités sont devenues quotidiennes. Les réseaux parallèles prospèrent et font appliquer la loi du silence. Nous serons la voix de ceux qui subissent cette situation difficile et se taisent par peur des représailles.

Nous montrerons que la loi de la République s’applique à tous et partout. Nous ferons confiance à notre police municipale, nous lui donnerons les moyens de son action et nous recentrerons ses missions vers l’essentiel : assurer la sécurité des Strasbourgeois.

Le vélo est l’ADN de Strasbourg. Pas question de changer cela. C’est son charme et son atout. Pour autant, le fait d’être assis sur une selle de vélo ne devrait pas exonérer le cycliste de respecter le code de la route et les piétons. Même si cela n’est pas populaire, nous devons mieux encadrer et ordonner les déplacements des cyclistes.

Enfin, il n’est plus supportable d’être confronté au centre-ville de Strasbourg à des groupes de personnes alcoolisées ou à la mendicité organisée. Quelle image donne-t-on de la ville de Strasbourg ? Quel cadre de promenade offre-t-on aux familles ? Je souhaite qu’un cadre clair puisse être fixé alliant humanité et fermeté. Je serai intraitable sur la question de la mendicité agressive et organisée.

Renverser la dynamique de déclassement économique

Les dix dernières années ont été marquées par l’affaiblissement économique de Strasbourg. La politique mise en œuvre par la collectivité n’a pas produit les résultats escomptés malgré les moyens importants mis à sa disposition. Strasbourg se classe 17eme métropole de France pour le taux de chômage, derrière Rennes, Nantes, Grenoble, Paris, Brest, Lyon, Toulouse, Metz, Bordeaux… C’est incompréhensible.

Strasbourg est la ville la plus internationale de France, l’éthique de travail des Alsaciens est apprécié : nous devons nous imposer comme la porte d’entrée naturelle de l’économie allemande et suisse en France. Il faut aussi tout faire pour dynamiser l’expertise industrielle et scientifique “Santé” de Strasbourg et sa région, autour de Biovalley. La concurrence est impitoyable, sa survie est en jeu.

Accomplir notre destin européen

Nous avons raison d’être fiers de nos institutions européennes. Mais il faut retenir la leçon du Brexit : l’Europe de papier des traités est fragile. Notre mission, à nous Strasbourgeois, est de montrer au reste de l’Europe la voie d’une intégration transfrontalière réelle, aussi bien économique que culturelle. Notre ville doit autant rayonner vers Paris, que vers Francfort, Stuttgart, et Zürich, pôles riches de 12 millions d’habitants.

Par ailleurs, les six prochaines années seront décidives pour le maintien du Parlement européen à Strasbourg. Malheureusement, depuis 12 ans, trop de temps a été perdu.

Son maintien est essentiel pour notre ville : il en va de la vitalité économique de notre ville et de son rayonnement. Je connais bien cette institution. Je serai le Maire qui consolidera la place du Parlement à Strasbourg.

Une ville aux côtés des commerçants et des artisans

Apple, McDonalds, Burger King, Starbucks, KFC, Zara… Difficile dans certains cas de distinguer le centre-ville de Strasbourg d’un autre. Si la présence de grandes enseignes est évidemment nécessaire pour l’attractivité d’un centre-ville, nos commerces traditionnels doivent être préservés.

Je suis un fils de commerçant et d’artisan et je défendrai toujours les intérêts des commerçants et des artisans strasbourgeois. Ce sont eux qui ont besoin d’aide! Nous mettrons fin à la subvention incompréhensible de plusieurs dizaines de millions d’euros accordée par les élus de la majorité actuelle aux grandes zones commerciales périphériques.

Pour soutenir nos commerçants et artisans, Strasbourg sera davantage accessible à tous. La ville sera bien plus accessible aux familles et aux personnes à mobilité réduite. La municipalité a supprimé 400 places de parking. Un nouveau parking souterrain en proximité du centre-ville sera créé en compensation.

Par ailleurs, nous rendrons à nouveau gratuit le stationnement entre 12 et 14h afin de soutenir nos restaurateurs et nos commerces.

Enfin, après avoir été la ville du tram et du vélo, le prochain défi sera de faire de Strasbourg une ville aussi pensée pour les piétons. Une ville sécurisée, harmonieuse et fleurie. Un Strasbourg « réenchanté ».

Bienvenue à « Station S »

Strasbourg doit désormais devenir une capitale du digital. Grâce au concours de la Région notamment, les entreprises numériques sont soutenues et se développent. Pour autant, il manque un marqueur fort, un signal qui puisse être entendu par les investisseurs de toute la France et de toute l’Europe. il faut une “Station S” à Strasbourg, parfaitement identifiée. Je souhaite que Strasbourg se dote d’une réelle politique tournée vers l’innovation numérique, sociale et environnementale par la promotion des nouvelles technologies, de la parité et de la sobriété énergétique. Comme il y a une “Station F” à Paris, il nous faut une “Station S” à Strasbourg, un vaisseau amiral qui adresse un signal fort aux acteurs de l’économie numérique : « Venez à Strasbourg investir dans le monde de demain !

Le sport qui fait gagner Strasbourg

Strasbourg retrouve progressivement sa place aux côtés des autres grandes villes sportives. Le mérite en revient aux présidents du Racing et de la SIG.
Particulièrement impliqué sur ce sujet tout au long du mandat, j’ai invité la municipalité à engager la rénovation tant attendue du stade de la Meinau et à soutenir la future « Arena » consacrée au basket, seuls leviers capables d’inscrire nos clubs au plus haut niveau dans la durée. Et il n’y a pas que le foot et le basket ! Tennis, water Polo, rugby, hand-ball, hockey, GR…Strasbourg sera aux côtés de ses clubs sportifs.

Parallèlement, je me suis engagé en faveur du sport amateur car si le sport de haut niveau fait rayonner Strasbourg, le sport amateur fait rayonner les Strasbourgeois. Des milliers de bénévoles s’engagent pour transmettre des valeurs de respect et de dépassement de soi aux jeunes Strasbourgeois. C’est une richesse formidable. Le sport amateur pourra toujours compter sur mon soutien.

Défendre les classes moyennes

Les classes moyennes strasbourgeoises subissent fortement le coût de la vie. Foncier, logement, transports en commun…
Trop « aisées » pour être aidées, trop modestes pour pleinement en profiter. Faute de disposer d’un capital suffisant pour devenir propriétaire ou pour louer un logement social, les classes moyennes ne peuvent résider à Strasbourg et s’éloignent de plus en plus de la ville. Pour circuler, le coût d’un abonnement mensuel est près de 9 fois supérieur selon qu’on puisse ou non bénéficier de la tarification au quotient familial.

Si la solidarité doit rester une valeur fondatrice de l’action strasbourgeoise, je souhaite mener une vraie politique en faveur des classes moyennes, faute de quoi Strasbourg deviendra à terme une ville à deux vitesses : d’un côté des familles très aisées, de l’autre des habitants très modestes.

Renouer avec nos racines

Je suis convaincu qu’une ville, ce n’est pas seulement un espace standard et des mètres carrés pour y habiter. Notre ville a son histoire et je souhaite que nous soyons fiers de nos racines et de ce qui fait la spécificité de Strasbourg.

C’est une ville du dialogue interreligieux dans laquelle subsiste le concordat, c’est une ville marquée par l’humanisme d’Erasme, le génie de Gutenberg et l’héritage napoléonien. C’est aussi celle de traditions culinaires d’une richesse inouïe.

Dans ce monde globalisé, la prime n’est pas donnée à ceux qui se standardisent mais au contraire à ceux qui font de leurs spécificités leurs meilleurs atouts. Nous sommes Strasbourg en Alsace ! Nous avons de formidables atouts, notamment notre proximité avec la première économie européenne, la Suisse et le Luxembourg. Nous devons rayonner à 360°, des Vosges à la Forêt-Noire et développer le bilinguisme.